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Lancement d’un appel
à projets de recherche en santé-environnement et santé au travail
L’Afsset lance ce
jour un appel à projets de recherche sur la santé environnement et
la santé au travail à la demande d’Eric Woerth, Ministre du Travail,
de la Solidarité et de la Fonction publique et de Chantal Jouanno,
Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.
Cet appel à projets
de recherche vise à appuyer les politiques publiques : il décline
les priorités de recherche du deuxième plan national santé
environnement et du deuxième plan santé au travail qui sera publié
prochainement.
Il cible de nouvelles
priorités en 2010 : le bruit, les déchets et les liens entre
environnement et cancers dans la lancée du nouveau plan cancer. En
2010, le thème de l’impact des pesticides sur la santé humaine est
également mis en exergue, dans le sillage du plan gouvernemental
Ecophyto 2018. Ce thème deviendra d’ailleurs une priorité renforcée
de l’agence, à l’occasion de sa fusion prochaine avec l’Agence
française de sécurité sanitaire des aliments.
Au titre du deuxième
plan national santé environnement et du deuxième plan santé au
travail, cet appel à projets reprend les thématiques de l’impact
sanitaire des toxiques, cancérogènes mutagènes ou reprotoxiques, des
particules atmosphériques, de l’amiante environnementale, des
nuisances sonores… Il concerne tous les milieux (milieux de travail,
air intérieur, eau, sols…) et s’intéresse en particulier aux
populations vulnérables ou sensibles. Les projets sur les risques
émergents (nouvelles technologies, nanomatériaux, ondes
électromagnétiques, résidus de médicaments, perturbateurs
endocriniens, risques psycho-sociaux) y sont particulièrement
attendus.
Son budget est
désormais de 5 millions d’euros, soit un tiers de plus qu’en 2009.
Cet accroissement a été rendu possible par l’arrivée de cofinanceurs,
notamment l’Agence de la maîtrise de l’énergie et de l’environnement
(ADEME) et à partir de maintenant, l’Institut national du cancer (INCa).
Ces nouveaux financements complètent les budgets initiaux des
ministères chargés de l’écologie et du travail.
Le gouvernement a
décidé d’aller plus loin dans le développement de la recherche en
santé-environnement et santé au travail et a décidé de confier dès
maintenant la mission de la fondation « Santé et Radiofréquences » à
l’Afsset. Elle bénéficiera d’un nouvel apport pour financer des
travaux de recherche sur ces thématiques spécifiques.
Cet appel à projets
se révèle particulièrement attractif pour la communauté de
chercheurs. Ils ont déposé deux fois plus de dossiers en 2009 que
l’année précédente, soit 120 dossiers. Le montant moyen des
financements accordés atteint 100 k€. Le programme a financé 232
projets de recherche depuis son lancement en 2002, pour un total de
21 millions d’euros.
L’Afsset a testé en
2009 un nouveau mécanisme de « questions à la recherche ». Ces
questions proviennent des manques de connaissances identifiés par
les expertises de l’Afsset ainsi que par les pouvoirs publics. Les
équipes qui font l’effort de traiter ces questions bénéficient d’un
bonus lors de la sélection des projets. Ce mécanisme sera pérennisé
à partir de 2010.
L’Afsset valorise les
résultats des recherches financées par cet appel à projets. Elle
organise le 11 mai prochain une journée scientifique de
restitution publique des résultats sur le thème des risques
émergents.
Contacts presse :
Ministère de
l’Ecologie : Sabine Deroche, 01 40 81 79 55
Ministère du Travail
: 01 44 38 22 03
Afsset : Céline Delysse : 01 56 29 16
09. Par écrit -
presse@afsset.fr |
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Du 8 au 11 novembre 2009,
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L'aamha
-
Association Africaine de Microbiologie et d’Hygiène
Alimentaire (Tunisie) et l’ARET ont organisé un colloque
scientifique et technique intercontinental sur le thème :
Toxicologie environnementale et agroalimentaire dans
l’espace francophone
Près de deux
cents participants, un quart d’entre eux issu de France, Suisse,
Espagne et Canada, ont ainsi pu échanger expertises et expériences
avec des collègues tunisiens, algériens, marocains, mauritaniens et
d'Afrique sub-saharienne.
L’efficacité
chaleureuse du Pr. Khaled Hani, président de l’AAMHA, et de son
équipe, la culture tunisienne, le cadre de la ville trimillénaire de
Sousse, l’architecture somptueuse de la bâtisse d’accueil, la
pertinence des intervenants et la ferveur des auditeurs ont
contribué à la pleine réussite de ce colloque et à l’espoir,
unanime, qu’un tel évènement devienne pérenne, un rythme bis ou
trisannuel a même été évoqué…
Trois jours de
conférences plénières ont permis d’évoquer les constats, les enjeux,
les précautions et les solutions apportés aux risques écologiques et
sanitaires liés aux contaminants naturels ou anthropiques dans les
différents contextes économiques, sociaux, géographiques, et
climatiques relatifs aux origines de chacun des conférenciers. Cette
diversité a montré l’unicité des préoccupations de tous les acteurs
chargés de veiller à un avenir durable. Elle a montré aussi, que les
enjeux ne sont pas limités aux frontières topographiques, politiques
ou culturelles, même si celles-ci peuvent être des obstacles à des
solutions immédiates. Les précautions prises pour l’exploitation des
dattes, des oliviers ou du pin d’Alep du Maghreb, même si elles sont
particulières, ne sont pas fondamentalement différentes, dans leurs
approches, de celles qui sont prises pour protéger le saumon du
Saint-Laurent ou les laitues angevines.
Les
confrontations des différentes expériences ont aussi mis en évidence
que la sérénité doit présider avant toute conclusion hâtive d’une
action précipitée, que l’approche scientifique demeure la précaution
première de toute crainte ou émotion et que rares sont les toxicités
monocausales.
Près de cent quarante
communications affichées ont permis de rencontrer bon nombre de
jeunes collègues aux dynamismes vigoureux et prometteurs sur des
thèmes aussi variés que les eaux usées, la bioaccumulation, les
bioindicateurs, la pollution alimentaire, la santé humaine, les
toxines, les substances bioactives. Tous sont avides de
collaborations, y compris pour trouver des laboratoires d’accueil
loin de leurs pays, et tous sont attentifs
aux
expériences des autres, démontrant ainsi qu’ils adhèrent à la notion
de perméabilité des frontières et à la diversification des savoirs.
Sousse, assurément, c’est un succès ! |
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Nanotechnologie et réglementation
européenne |
Deux opérations
ont été lancées en 2009
:
- Etiquetage des produits cosmétiques
renfermant des nano substances
En première étape
vers l'information du consommateur, le Parlement européen a adopté
le 24 mars 2009 une résolution pour pallier les insuffisances de
protection du consommateur, le texte prévoit :
- de rendre
obligatoire à partir de 2012 l'étiquetage des produits cosmétiques
renfermant des nano substances mais avec des restrictions qui
affaiblissent l'efficacité du texte comme l'absence d'obligation
d'étiquetage des produits commercialisés avant 2012.
- la mise en œuvre
d'une nouvelle procédure de mise sur le marché des produits
cosmétiques renfermant des nanoparticules, mais avec des
restrictions d'application aux nanosubstances insolubles et
biorésistantes.
Consulter le texte adopté à
l'adresse:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2009-0158+0+DOC+XML+V0//FR&language=FR
- Aspect réglementaires des
nanomatériaux
Le Parlement européen
a adopté le 24 avril 2009 une résolution demandant en particulier:
- l'introduction
d'une définition scientifique et exhaustive des nanomatériaux dans
la législation communautaire
- à la Commission
d'étudier la nécessité de réviser le règlement REACH en ce qui
concerne, notamment:
. l'enregistrement
simplifié des nanomatériaux manufacturés ou importés pour une
quantité inférieure à une tonne;
. l'examen de tous
les nanomatériaux, considérés comme étant de nouvelles substances;
. un rapport sur la
sécurité chimique comportant une évaluation de l'exposition pour
tous les nanomatériaux enregistrés;
. des
exigences de notification pour tous les nanomatériaux mis sur le
marché, qu'ils soient commercialisés en tant que tels ou qu'ils
entrent dans la composition de préparations ou d'articles.
Consulter le texte à l'adresse:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P6-TA-2009-0328&language=FR
La réglementation
Reach et l'expérience acquise dans sa mise en œuvre permettra peut
être d'aborder plus efficacement les problèmes d'introduction des
"produits nanotechnologiques" en Europe et de traiter de leur impact
sur l'Homme et l'environnement. |
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ECHA – Agence
Européenne des produits chimiques |
Au cours de la première
année, l'Agence s'est consacrée à l’établissement de son
organisation et au recrutement de son personnel, pour pouvoir être
prête à traiter les enregistrements à partir du 1er juin
2008.
Pour prendre ses
décisions, l'Agence tiendra compte des meilleures données
scientifiques et techniques et informations socio-économiques
disponibles. Elle fournira aussi des informations relatives aux
substances chimiques et des conseils techniques et scientifiques.
Par le biais de l'évaluation et de l'approbation des propositions
d'essais, l'Agence minimisera les essais sur les animaux.
L'Agence, située à
Helsinki, en Finlande, gère les procédures d'enregistrement,
d'évaluation, d'autorisation et de restriction relatives aux
substances chimiques, afin d'assurer la cohérence au niveau de
l'Union européenne. Ces procédures REACH sont destinées à fournir
des informations complémentaires sur les substances chimiques, afin
de veiller à leur utilisation sûre et de garantir la compétitivité
de l'industrie européenne.
http://echa.europa.eu/pre-registration/submission_fr.asp
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La guêpe, le virus et la chenille |
"Je me
sers des animaux pour instruire les hommes" Jean de La Fontaine
Quelle citation
pourrait mieux accompagner la mise en évidence d'un cas de "thérapie
génique naturelle" pratiqué par une guêpe depuis plusieurs millions
d'années pour favoriser sa reproduction au détriment d'un autre être
vivant.
Les
guêpes parasites de la famille des braconides et leurs chenilles
hôtes constituent un modèle original de parasitisme : les guêpes
pondent leurs œufs dans les chenilles et injectent simultanément des
particules virales pour contourner les défenses de leur hôte et
contrôler sa physiologie afin d'assurer la survie des larves de la
guêpe.
Une équipe de
l'Institut de recherche sur la biologie de l'insecte
(CNRS/Université François-Rabelais Tours), en collaboration avec un
laboratoire de l'université de Berne et le Génoscope d'Evry a mis en
évidence que les gènes codant pour ces particules virales ne
proviennent pas
du génome d'un
nudivirus mais sont issus du génome de la guêpe
elle-même.
Il s'agit de gènes produits dans les ovaires de la
guêpe et provenant d'un virus capturé par l'ancêtre commun des
guêpes il y a 100 millions d'années.
Références
Revue
"Science" du
13 février 2009
http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/323/5916/926
Communiqué de
presse 1533 du CNRS en date du 13/02/2009 :
http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1533.htm |
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Les animaux
sentinelles |
Si le concept
d’animaux sentinelles du risque sanitaire d’origine environnementale
pour l’Homme est ancien, le contexte environnemental actuel avec
notamment les perturbations climatiques, les modifications de
l’habitat d’espèces vectrices de maladies animales ou /et humaines,
les possibilités analytiques de détecter voire quantifier des
polluants longtemps méconnus, la large gamme de produits chimiques
produits et utilisés par l’Homme dans de multiples situations,
élargissent l’interprétation de ce concept qui de ce fait recouvre
une vision différente selon que l’on est médecin, infectiologue,
toxicologue , écotoxicologue, ou vétérinaire.
Une étude est en
cours, de faisabilité d’un réseau de vétérinaires
épidémiosurveillants des cancers canins ("pet epidemiology") avec
l’aide de collègues cliniciens, épidémiologistes et cancérologues du
site d’Alfort en lien avec des médecins épidémiologiste et
cancérologues de l’Inserm et de l’InVS (Dr A.Sasco et Dr J. Le
Moal). Forts des données fournies par le réseau, les toxicologues,
les épidémiologistes, les cancérologues et les cliniciens de l’ENV
Alfort analyseront ces informations en collaboration avec les
épidémiologistes et les cancérologues humains qui travaillent avec
eux à cet objectif de santé publique et de pathologie comparée. Le
réseau évoluant constamment et se renforçant d’année en année, les
données reflèteront de mieux en mieux la réalité du terrain et
l’incidence des maladies animales. Un registre des cancers canins et
félins pourra alors voir le jour. En outre, des comparaisons
d’incidence de maladies similaires à l’espèce canine ou féline et à
l’espèce humaine contribueront à la recherche de causes communes, en
particulier environnementales. |
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Les dentifrices au DEG |
Dès
juillet 2007, L’Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits
de Santé - Afssaps a attiré l’attention des consommateurs sur la
vente, dans un certain nombre de pays européens, de dentifrices
contenant du diéthylène glycol (DEG) ajouté comme épaississant en
remplacement de la glycérine.
Principalement importés de Chine, ces dentifrices ont été
identifiés par les autorités sanitaires françaises, espagnoles,
britanniques, américaines et canadiennes.
En
2007, l'enquête de surveillance du marché français des dentifrices,
réalisée en urgence conjointement par l’Afssaps et les services de
la DGCCRF et des Douanes, a permis de procéder en moins de 2 mois
aux retraits de 11 dentifrices du territoire national dont 10
d’origine chinoise.
La
mise à jour de septembre 2008 du document AFSSAPS concernant les
dentifrices contenant du diéthylène glycol (DEG) est disponible à
l'adresse:
http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/deg/sommaire.htm
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Quelques précisions sur les phycotoxines |
Les toxines DSP (Diarrhetic Shellfish Poisons) regroupent différents
composés se répartissant en plusieurs familles : les
dinophysistoxines (DTXs) dont la principale est l'acide okadaïque
(AO), les pecténotoxines (PTXs), les yessotoxines (YTXs) et les
azaspiracides (AZAs). La plupart ont une activité diarrhéique chez
le consommateur de coquillages contaminés, une intoxication dont les
effets apparaissent dans un délai de deux à douze heures après
ingestion. Les principaux symptômes sont des diarrhées, des douleurs
abdominales, parfois des nausées et des vomissements. Les toxines
DSP étant stables à la chaleur, la cuisson des coquillages ne
diminue pas leur toxicité.
Les toxines PSP (Paralytic Shellfish Poisons) forment une famille
d'une vingtaine de molécules chimiquement proches, dont la toxine de
base est la saxitoxine (STX). Parmi les dérivés de la STX, il y a
les gonyautoxines (GTXs) et la néosaxitoxine. Ces toxines ont une
action paralysante et elles provoquent chez le consommateur de
coquillages contaminés, une intoxication dont les effets
apparaissent en moins de trente minutes. En cas d'intoxication
faible ou modérée, les symptômes sont des fourmillements aux
extrémités, des engourdissements autour des lèvres, des vertiges et
des nausées, un pouls rapide, une incoordination motrice. Si
l'intoxication est forte, la paralysie et les troubles respiratoires
qui s'ensuivent peuvent être mortels. Les toxines PSP étant stables
à la chaleur, la cuisson des coquillages ne diminue pas leur
toxicité.
Les toxines ASP (Amnesic Shellfish Poisons) sont constituées d'acide
domoïque (AD) et de ses isomères. Ces toxines ont une action
amnésiante et elles provoquent chez le consommateur de coquillages
contaminés une intoxication dont les premiers symptômes apparaissent
dans un délai de 2 à 24 heures : ceux ci sont de type
gastro-intestinal (vomissements, diarrhées). Puis, entre 24 et 48
heures, ce sont des symptômes neurologiques qui sont observés (maux
de tête persistants, troubles de l'équilibre ou de la vue). Dans les
cas les plus graves, il apparaît une perte de mémoire, des
altérations de la conscience et parfois des convulsions et un coma.
Les toxines ASP étant stables à la chaleur, la cuisson des
coquillages ne diminue pas leur toxicité.
Pour la plupart, les teneurs maximales en toxines DSP et en toxines
paralysantes et amnésiantes sont réglementées au niveau européen
depuis les années 90.
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Dinophysis
et toxines DSP
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Alexandrium tamarense
et toxines PSP |
Pseudo-nitzschia
et toxines ASP |
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Photos Ifremer et Afssa |
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Biotoxines marines - Le Projet National Arcachon |
Certaines
biotoxines marines ou phycotoxines sont synthétisées par des espèces
de phytoplancton ou microalgues dont les mollusques bivalves
(moules, palourdes, moules, huîtres ...) se nourrissent. La
prolifération de ces microalgues ne pouvant être contrôlée, il est
impossible d'éviter que les coquillages ne se contaminent en
phycotoxines. Afin de prévenir l'exposition des consommateurs à ces
biotoxines marines, une surveillance constante des coquillages est
assurée dans les zones de production. Aux printemps 2005 et 2006
ainsi qu'au cours de l'été 2006, des épisodes de toxicité ont été
détectés dans le bassin d'Arcachon sans que l'on puisse identifier
l'agent chimique impliqué. Ces épisodes ont engendré des
interdictions d'exploitation pour les huîtres, les moules et les
palourdes pour des durées variables ce qui a provoqué un manque à
gagner important pour les exploitants. Les causes des toxicités
détectées n'ont, pour lors, pu être élucidées. Saisie par le
ministère de l'agriculture et de la pêche en juin 2006, l'Afssa a
élaboré un programme de recherche visant à élucider les causes des
toxicités observées et à développer des outils permettant de
détecter et de discriminer rapidement les types de toxines
impliquées.
En tant que laboratoire
national de référence pour les biotoxines marines, le laboratoire
d'étude et de recherches sur la qualité des aliments et des procédés
agroalimentaires (LERQAP) de l'AFSSA a été chargé de piloter ce
projet qui réunit notamment un autre laboratoire de l'Afssa, le
laboratoire d'études et de recherches sur les médicaments
vétérinaires et les désinfectants situés à Fougères,
l'Ifremer-Arcachon, l'Ifremer-Nantes, le Muséum National d'Histoire
Naturelle (MNHN), le CNRS-Université de Bordeaux, le
CNRS-INSU-Université de Montpellier et le laboratoire Anatomie
Pathologique de l'École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort. En
août 2007, une première convention entre l'Afssa et la DPMA
(Direction des pêches maritimes et de l'aquaculture) a permis de
lancer une campagne de prélèvement d'échantillons dans le bassin.
Dans un deuxième temps, une convention a été signée entre l'Afssa,
le ministère de l'agriculture et de la pêche et le ministère de la
santé assurant le financement global du projet qui a débuté en
décembre 2007.
Le
programme est structuré autour de trois axes. Le premier, prévu pour
un an, concerne la collecte de coquillages et leur qualification
(préparation des extraits et recherche d'une toxicité). Cette étape
est longue et nécessite plusieurs campagnes de prélèvement. Elle est
cruciale puisqu'elle permet de fournir des échantillons de qualité
aux différents partenaires du projet. Parallèlement au traitement
des échantillons, une procédure de prélèvement hebdomadaire des
coquillages a été mise en place en 2007 et 2008, et des prélèvements
réguliers sont ainsi effectués et transmis pour traitement à
l'Afssa.
Le
deuxième axe du projet est dédié à l'étude de la toxicité et au
développement de tests
in vitro
sur cultures
cellulaires. Plus fondamentale, cette tâche durera trois ans. Son
but est de disposer d'un test spécifique pour chaque type de
toxicité, permettant face à une situation de toxicité inconnue, de
déterminer rapidement et spécifiquement le type de toxicité
impliquée. Ce travail est coordonné par le MNHN et l'équipe mixte
CNRS-Université de Bordeaux 1. Une thèse Afssa codirigée par
l'équipe du LERQAP et le MNHN est menée au MNHN depuis décembre 2006
et porte plus spécifiquement sur le développement de modèles de
neurotoxicité.
Le
dernier axe du projet est spécifiquement dédié à identifier la cause
des toxicités observées en 2005 et 2006. Il est destiné à durer un
an. Lors du montage du projet, quatre hypothèses ont été retenues
pour tenter d'expliquer ces toxicités: la présence de teneurs
élevées en acides gras libres dans les coquillages eux-mêmes, de
dérivés de toxines connues dans les coquillages, de toxines liées à
des espèces phytoplanctoniques toxiques nouvelles ou encore
méconnues dans le bassin d'Arcachon ou l'implication d'autres
contaminants d'origine humaine (insecticides). L'étude de chaque
hypothèse est en cours, elle est confiée à un ou plusieurs
partenaires distincts. De manière complémentaire, l'identification
des organes cibles et des éventuelles altérations tissulaires dues
aux agents toxiques mis en évidence en 2005 et 2006, sont
actuellement analysées à partir d'études anatomo-pathologiques.
Un
premier bilan scientifique sera effectué fin 2008 ou début 2009, au
terme de la première année de travail.
Extrait
de la revue AFSSA A-propos N°21, juillet 2008
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Etude de la fertilité et de la reproduction
humaine autour de l’usine de traitement des combustibles usés de
la Hague
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Une étude
réalisée par l’Unité Inserm 822 «Santé reproductive, sexualité,
infection à VIH : Epidémiologie, démographie, sciences sociales» (Le
Kremlin Bicêtre) a caractérisé la vie reproductive de la population
générale du canton de Beaumont-Hague (Manche), où se trouve l’usine
de traitement des combustibles usés de La Hague, et l’a comparée à
la situation observée dans une zone similaire de Bretagne éloignée
de l’usine. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’une série d’études
épidémiologiques conduites autour du site de La Hague sous la
coordination d’Alfred Spira, et autour des usines de traitement des
combustibles nucléaires usés (en fonctionnement ou ayant cessé leur
activité) situées au Royaume-Uni. Le résultat de ce travail est
publié dans l’édition de juin du
Journal of Epidemiology and Community Health.
Le traitement
des combustibles usés est accompagné de rejets dans l’environnement
de composés radioactifs et de composés chimiques non radioactifs. Le
travail mené par Alfred Spira et ses collaborateurs s’est attaché à
étudier plusieurs indicateurs de la reproduction, dans la population
générale du canton proche de l’usine et d’une zone de comparaison en
Bretagne.
Les
chercheurs ont réalisé une enquête incluant, d’une part, 857
habitantes du canton de Beaumont-Hague, où est implantée l’usine de
traitement des combustibles usés de La Hague, et, d’autre part, 326
habitantes de quatre communes de la baie de Saint-Brieuc (Hillion,
la Méaugon, Saint-Julien et Yffiniac); ces communes ont été choisies
pour leur similarité avec le canton de Beaumont-Hague du point de
vue de la distribution des caractéristiques socioprofessionnelles,
et de la composition des roches du sous-sol, source d’exposition à
la radioactivité d’origine naturelle. Les foyers, tirés au sort dans
les deux sites, ont été interrogés au printemps 2000 sur leur vie
reproductive durant la période allant de 1985 à 2000. La
fécondabilité (probabilité mensuelle de survenue d’une grossesse
pour un couple n’utilisant pas de méthode contraceptive), la
survenue de fausses-couches spontanées et le poids de naissance des
enfants nés dans la période d’étude ont été en particulier étudiés.
Le questionnaire comprenait des questions sur les facteurs
susceptibles d’influencer les événements de la vie reproductive tels
que l’âge, la consommation de tabac, le recours à l’assistance
médicale à la procréation. L’analyse statistique permettait de
rendre les deux zones d’études similaires du point de vue de la
distribution de ces facteurs.
«
L’analyse
des données recueillies ne met pas en évidence de différence
importante dans les événements de la vie reproductive étudiés entre
les deux populations issues des 2 zones comparées
» concluent les chercheurs.
Cette conclusion s’applique à la population générale, et l’étude ne
permet pas de tirer de conclusion spécifique sur des sous-groupes
particuliers, comme les travailleurs exposés professionnellement aux
rayonnements ionisants ou polluants chimiques.
Si ces résultats ne
permettent pas de conclure que les caractéristiques de la fertilité
et de la reproduction sont strictement identiques entre les deux
zones, ils montrent que la proximité de l’usine n’entraîne pas
d’altération forte de la probabilité de grossesse, ni d’augmentation
du risque de fausse-couche spontanée ou de diminution importante du
poids de naissance. Plus précisément, elle indique qu’il est peu
probable que la fécondabilité soit inférieure de plus 20% dans la
zone de Beaumont-Hague, par rapport à la zone de comparaison.
Reproductive Life Events in the Population Living in the Vicinity of
a Nuclear Waste Reprocessing Plant
R. Slama, O.
Boutou, B. Ducot, et A. Spira.
J Epidemiol Community Health
62(6):
513-521, 2008 (n°de juin 2008).
Alfred Spira
Directeur de recherche Inserm
alfred.spira@iresp.net
Information
presse INSERM parue le 2 juin 2008 |
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L'évaluation de la recherche et
de l’enseignement supérieur |
Créée par la
loi programme pour la recherche du 18 avril 2006 publiée
au J.O. du 19 avril 2006,
l'AERES -
Agence
d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur est
entrée depuis quelques mois dans sa phase opérationnelle.
"L’Agence d’évaluation de la recherche et de
l’enseignement supérieur est une autorité administrative
indépendante.
L’agence est chargée :
- d'évaluer les établissements et organismes de
recherche, les établissements d’enseignement supérieur et de
recherche, les établissements et les fondations de coopération
scientifique ainsi que l’Agence nationale de la recherche, en tenant
compte de l’ensemble de leurs missions et de leurs activités ;
- d'évaluer les activités de recherche conduites par
les unités de recherche des établissements et organismes ...; elle
conduit ces évaluations soit directement, soit en s’appuyant sur les
établissements et organismes selon des procédures qu’elle a validées
;
- d'évaluer les formations et les diplômes des
établissements d’enseignement supérieur ;
- de valider les procédures d’évaluation des
personnels des établissements et organismes ... et de donner son
avis sur les conditions dans lesquelles elles sont mises en œuvre.
Elle peut également participer, dans le cadre de
programmes de coopération européens ou internationaux ou à la
demande des autorités compétentes, à l’évaluation d’organismes
étrangers ou internationaux de recherche et d’enseignement
supérieur.
Des documents élaborés par les structures privées
sur l’utilisation des aides publiques à la recherche lui sont
communiqués." (extraits du J.O.) |
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Mise en place d’une plateforme nationale pour le
développement de méthodes alternatives en expérimentation
animale - Communiqué de presse de l'Afssaps du 22 avril
2008 |
"Le Ministère de la
Recherche et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits
de santé (Afssaps) annoncent la mise en place d’une « Plateforme
Nationale pour le développement de méthodes alternatives à
l’expérimentation animale », sous forme d’un Groupement d’Intérêt
Scientifique (GIS), réunissant douze partenaires : Ministère de la
Recherche, Afssaps, INERIS (Institut National de l’environnement et
des risques), Afsset (Agence Française de Sécurité Sanitaire de
l’Environnement et du Travail), Inserm (Institut National de la
Santé et de la Recherche Médicale), CNRS (Centre National de la
Recherche Scientifique), UIC (Union des Industries Chimiques), FEBEA
(Fédération des entreprises de la beauté), LEEM (les Entreprises du
Médicament), OPAL (Recherche Expérimentale et Protection de l’Animal
de Laboratoire), LFDA (Fondation Ligue Française des Droits de
l’Animal), SPTC (Société de Pharmaco-Toxicologie Cellulaire).
Cette plateforme a pour
but de fédérer tous les partenaires autour de la volonté commune de
favoriser la mise en place de méthodes alternatives permettant de
réduire ou de supprimer le recours à l’animal de laboratoire
notamment dans le développement, l’évaluation et le contrôle des
produits de santé et des substances chimiques. La France rejoint
ainsi les pays européens disposant d’une plateforme nationale et
réunis au sein de la plateforme européenne
ECOPA (European Consensus Platform on Alternatives). Ces
plateformes réunissent les autorités compétentes, les chercheurs,
les industriels et les associations de protection animale. La
plateforme incitera les chercheurs français à entrer dans le
processus de validation des méthodes via l’ECVAM
(European Centre for the Validation of Alternative Methods) et les
aidera à faire face au paradoxe auquel ils sont confrontés : ils
connaissent, présentent ou évaluent des demandes d’essais portant
sur des substances chimiques ou des ingrédients entrant dans la
composition des produits de santé, tout en étant confrontés aux
impératifs éthiques exigeant de limiter au maximum le recours à
l’animal de laboratoire, voire de le supprimer à bref délai dans
certains cas. Les réglementations (REACH, 7 ème amendement de la
directive cosmétique) et les débats du récent « Grenelle de
l’environnement » mettent bien en évidence cette problématique.
A la suite du lancement de
cette plateforme nationale, effectué conjointement par le Directeur
Général de la Recherche et de l’Innovation au Ministère de la
Recherche et par le Directeur général de l’Afssaps, le Comité
Directeur du GIS, présidé par la représentante de l’Afssaps, a tenu
sa première séance et nommé son directeur, représentant de l’INERIS,
le 6 mars 2008. Les travaux de cette plateforme nationale seront
conduits au sein de deux sous-comités : produits de santé (dont le
secrétariat sera assuré par l’Afssaps) et substances chimiques (dont
le secrétariat sera assuré par l’INERIS).
La mise en place de ces
deux sous-comités sera faite par un appel à candidatures d’experts
compétents, qui sera prochainement publié. Cela permettra à la
plateforme d’entrer dans la phase pratique de ses travaux. "
http://afssaps.sante.fr/htm/10/filcoprs/080404.htm |
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Evaluation du dispositif de toxicovigilance |
En 2007
l'évaluation du dispositif de toxicovigilance a fait l'objet d'un
rapport de 276 pages établi par l'IGAS - Inspection générale des
affaires sociales.
Depuis 1976, les centres anti-poison et la
toxicovigilance ont fait l'objet de nombreuses dispositions
administratives et réglementaires visant notamment à organiser un
dispositif national de toxicovigilance comportant 6 CAPTV (centres
anti-poison et de toxicovigilance) et 3 CTV (centres de
toxicovigilance), animant des réseaux de correspondants locaux,
coordonnés au plan national par une structure centrale, et disposant
d'un système d'information commun. Ce rapport fait l'état des lieux
de ces dispositifs et constate que l'organisation de la
toxicovigilance prévue par les textes demeure incomplètement mise en
œuvre (moyens humains et financiers réduits, fonctionnement
artisanal dominé par la réponse téléphonique à l'urgence).
Soulignant l'évolution des risques d'intoxications aiguës ou
chroniques, il constate qu'à l'étranger, avec des situations
initiales semblables à celles de la France, un enseignement de
toxicologie de haut niveau se met en place dans les cursus
universitaires. Des préconisations sont proposées afin de redéfinir
les missions et les outils nécessaires à la toxicovigilance, d'en
repenser l'organisation, d'en réformer le financement et de mettre
en place un pilotage hospitalier adapté, dans le but de surmonter
les difficultés de la toxicologie.
En page 2 du rapport une phrase résume
le constat de la situation :
"La situation de la
toxicovigilance est inquiétante".
Le document (3Mo) peut être consulté
sur Internet à l'adresse suivante :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000735/0000.pdf |
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2008 - Année de la Grenouille |
L'Association des Zoos et des
Aquariums (AZA) fait de 2008 l'Année de la Grenouille pour souligner
l'effort important de préservation des amphibiens face à la crise
d'extinction qui les menace. L'Année de la Grenouille est également
destinée à inciter le public à participer à la préservation des
amphibiens et à collecter des fonds pour l'AZA Amphibian
Conservation.
http://www.yearofthefrog.org/
Pourquoi
l'année de la grenouille ?
Les grenouilles sont en voie
d'extinction. De même les crapauds, les salamandres, les tritons,
ainsi que les "caecilians"
peu communs. En fait, l'Union de la
conservation du monde l'IUCN ( World Conservation Union) estime
qu'au moins un tiers des espèces amphibiennes connues sont menacées
d'extinction. La raison principale de ces extinctions est
historiquement la perte et la dégradation de l'habitat.
Plusieurs autres causes
d'extinction précédemment considérées comme "énigmatiques" sont
attribuées maintenant à une maladie infectieuse
la
chytridiomycose
(chytride) qui s'étend rapidement.
Le champignon responsable cause des extinctions de populations et
d'espèces d'une ampleur alarmante. Pouvez-vous imaginer que nous
soyons sur le point de perdre un tiers des mammifères du monde ?
Chytridiomycose (chytride)
Le Batrachochytrium dendrobatidis,
champignon responsable de cette maladie attaque la kératine des
tissus de la peau des amphibiens. Beaucoup de chercheurs croient que
ce champignon infectieux empêche la grenouille de respirer et
l'osmoregulation, ce qui provoque à terme sa mort. La chytride est
impliquée dans le déclin des amphibiens en Amérique, dans les
Caraïbes et en Australie et sa zone d'action continue à s'étendre.
La chytride n'est pas la seule cause
du déclin amphibien, mais elle constitue une explication probable du
déclin amphibien non expliqué en haute altitude et dans les régions
protégées. Cette maladie peut accélérer l'effondrement des
populations affaiblies par d'autres menaces telles que la
destruction de l'habitat, le changement de climat, et la pollution
de l'eau et atmosphérique.
Devant les effet combinés de la
destruction de l''habitat, du changement de climat, de la pollution,
et du chytride dans la nature, les populations captives sont
devenues le seul espoir de survie pour beaucoup d'espèces
confrontées à une extinction imminente et sur lesquelles doit porter
un effort important de préservation. Les zoos et aquariums
accrédités-AZA, avec leur expertise démontrée pour les espèces en
voie de disparition, ont été invités à relever ce défi.
L'IUCN a classé quatre amphibiens aux
États-Unis comme étant en situation critique de grand danger
d'extinction, la grenouille de Gopher du Mississippi, la grenouille
léopard du Chiricahua, la grenouille à pattes jaunes de montagne et
le crapaud du Wyoming.
Le Fish and Wild life Service des
États-Unis a recensé 37 espèces amphibiennes dans la liste des
espèces en voie de disparition. Les zoos et les aquariums accrédités
AZA peuvent être considérés comme le seul espoir de leur survie.
Coopération
mondiale
Les zoos et les
aquariums accrédités AZA et l'AZA Conservation and Science
Department travaillent étroitement pour développer et mettre en
application un plan d'action pour la conservation des amphibiens :
Amphibian Ark's Year of the Frog
Conservation Breeding Specialist
Group
Conservation International
IUCN –
The World Conservation Union
|
 | Portail WorldWideScience en ligne |
Le portail scientifique mondial
WorldWideScience est
désormais en ligne. il offre un accès gratuit à plus de 200 millions
de pages d'informations sur la recherche internationale.
Le
portail WorldWideScience.org a été mis au point conjointement
par la British Library et le ministère de l'énergie des
États-Unis (Department of Energy, DOE), ainsi que par des
organisations de science et de technologie d'Allemagne, d'Australie,
du Brésil, du Canada, du Danemark, de France, du Japon et des
Pays-Bas. |
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Plan de
Gestion des Risques (PGR) |
Selon l’article 8 de la
directive 2004/27/CE, une demande d’AMM doit comprendre une "description
détaillée du système de pharmacovigilance et, le cas échéant, de
gestion du risque que le demandeur mettra en place".
Depuis les retraits du marché de la cérivastatine en
août 2001, puis du Vioxx® en octobre 2004, la réglementation
communautaire portant sur la surveillance des médicaments a évolué.
Elle a renforcé les obligations au titre des outils classiques de
pharmacovigilance, mais, elle s’appuie aussi désormais sur la mise
en place de plans de gestion des risques concernant certaines
catégories de produits notamment :
- les
médicaments nouveaux (contenant une substance active nouvelle ou bio
similaire),
- les
médicaments génériques lorsqu’un problème de sécurité a déjà été
identifié avec le médicament princeps,
- les
médicaments déjà commercialisés mais dont la demande d’extension de
l’autorisation de mise sur le marché (AMM) entraîne des changements
significatifs des conditions d’emploi du produit.
Les PGR visent, dès la mise sur le marché de ces
médicaments, à mieux connaître leur profil de sécurité pour
entreprendre les actions permettant de maîtriser le risque.
Ceci consiste, par exemple, à identifier précocement
les populations à risque ou les pratiques non conformes au bon usage
du médicament, dans les conditions réelles d’utilisation. Par
rapport à la démarche de pharmacovigilance classique, basée sur le
recueil et l’évaluation des signaux rapportés par les professionnels
de santé, les PGR impliquent donc une surveillance proactive et
orientée des risques, qui s’accompagne d’une évaluation constante du
rapport bénéfice/risque.
Conjointement à ces mesures de surveillance
renforcée, le PGR peut inclure, si nécessaire, un plan de
minimisation du risque comprenant des actions de communication à
destination des professionnels de santé et des patients, afin de
favoriser le bon usage du produit et la sécurité d’emploi.
L’Afssaps s’est dotée en 2005 au sein de la Direction
de l’évaluation des médicaments et des produits biologiques d’un
département chargé de la surveillance des risques, du bon usage et
de l’information sur les médicaments. Cette structure a notamment
pour mission de mobiliser toutes les ressources et outils permettant
de mettre en œuvre des plans de gestion des risques (PGR) de manière
coordonnée, en étroite relation avec la pharmacovigilance.
Depuis cette date, une centaine de PGR ont été
évalués par l’Afssaps, soit dans le cadre de ses activités
européennes (France désignée comme rapporteur pour une demande d’AMM
centralisée), soit dans le cadre de ses activités nationales.
L’Afssaps a identifié un
certain nombre de problématiques particulières susceptibles d’être
rencontrées en France : offre thérapeutique spécifique, pratiques
médicales ou conditions de délivrance différentes ou encore
nécessité de prendre en compte une sensibilisation particulière due
à des problèmes de pharmacovigilance rencontrés antérieurement avec
les produits d’une même classe. Ces situations peuvent conduire
parfois à la mise en place
d’un PGR national, complétant ou prolongeant le PGR européen
L’Afssaps a ouvert une rubrique dédiée aux PGR sur son site internet
: http://afssaps.sante.fr
.
Dans un premier temps, seuls les PGR nationaux ou comprenant des
dispositions complémentaires aux PGR européens y sont diffusés.
Par
exemple fiche PGR de l'Acomplia à l'adresse :
http://afssaps.sante.fr/htm/10/pgr/fiche_pgr_acomplia.pdf
Les résumés des PGR européens sont disponibles sur le site de l’EMEA
-
European Medicines Agency :
http://www.emea.europa.eu
Information sur la législation européenne : EMEA Implementation of
the New EU Pharmaceutical Legislation :
http://www.emea.europa.eu/htms/general/direct/legislation/legislationhuman.htm
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Toxicologie Nucléaire Environnementale - Bilan du programme de
recherche ToxNuc-E piloté par le CEA |
Le
Programme de recherche de Toxicologie Nucléaire Environnementale
"ToxNuc-E" a pour objectif d’identifier les effets toxiques
d’éléments chimiques, radioactifs ou non, utilisés dans la recherche
et l’industrie nucléaires. Ces travaux visent à déterminer les
mécanismes de toxicité de ces éléments pour l’homme et son
environnement et de proposer des procédés de dépollution des sols et
de traitement d’éventuelles contaminations
Ce programme, piloté
par le CEA et soutenu par le Ministère de l'Enseignement Supérieur
et de la Recherche, comporte 15 projets de recherche et fédère
depuis 2004 une communauté scientifique pluridisciplinaire d’environ
200 chercheurs/an et 100 doctorants et post-doctorants (CEA, CNRS,
Inra, Inserm). Avec plus de 300 publications, les retombées de ces
recherches dépassent le cadre nucléaire et contribuent à un
développement des recherches en toxicologie au niveau national. |
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Des
abeilles pour tester la pollution de l'air à l'aéroport de Lyon
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L'aéroport de Lyon
Saint-Exupéry vient d'installer dix ruches équipées de trappes à
pollens en bout de piste et à l'abri du vent du nord afin de tester
la qualité de l'air.
Ces ruches doivent
compléter le système d'analyse physico-chimique de l'air installé
par la Coparly (comité de coordination et de contrôle de la
pollution atmosphérique de la région lyonnaise) qui dispose depuis
2004 d'un capteur fixe en bout de piste.
Le miel et le pollen
seront analysés afin de rechercher en particulier des traces
d'hydrocarbures aromatiques polycycliques et de métaux lourds. Des
prélèvements des produits de la ruche seront effectués par
l'apiculteur chargé de l'entretien et de l'exploitation des ruchers
et seront adressés trois fois par an (sauf en hiver où les abeilles
sont au repos) à la Coparly pour analyses.
Ces ruches fourniront
en outre des indications sur les plantes butinées dans un rayon de
deux kilomètres et permettront de suivre l'évolution de la flore
année après année. Afin de favoriser la biodiversité, l'aéroport
s'apprête à semer plus de 5 hectares de jachères fleuries au nord de
l'aéroport.
La Coparly et l'Adara
(Association de développement de l'apiculture en Rhône-Alpes) ont
réalisé ensemble une étude de faisabilité afin de déterminer la
taille du rucher, les choix de traceurs et le protocole de mesures. |
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2006: Année
de la mise en ligne de deux nouveaux moteurs de recherche
européens
dans le domaine de la Biologie |
CiteXplore
-
L'Institut Européen de Bioinformatique (EBI) appartenant au
Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire (EMBL) a lancé fin
2006 un outil en ligne gratuit appelé "CiteXplore" qui fait le lien
entre la littérature scientifique et des bases de données
biologiques factuelles.
"CiteXplore" réunit les résumés d'articles issus d'un ensemble de
bases de données, notamment Medline de l'United States National
Library of Medicine (NLM) et celles de l'Office européen des brevets
(OEB), et de l'Académie chinoise des sciences, puis crée un lien
entre les résumés et les articles en texte intégral (full text)
grâce une localisation dans PubMed Central (PMC is a U.S. National
Institutes of Health (NIH) free digital archive of biomedical and
life sciences journal literature).
Un
outil d'exploration de texte identifie les termes biologiques dans
le document et les rattache directement à l'entrée pertinente dans
les bases de données biologiques de l'EBI, parmi lesquelles figurent
la base de données sur les séquences de nucléotides de l'EMBL, qui
inclut les séquences d'ADN et d'ARN, l'Universal Protein Ressource
(UniProt), qui contient des informations sur les structures et les
fonctions protéiniques, et la base de données publique sur les
microréseaux ArrayExpress, qui renferme des informations sur le mode
d'expression des gènes.
"CiteXplore" devrait élargir la gamme des ressources qu'il couvre
afin d'accueillir des domaines tels que la botanique, l'agriculture
et les sciences alimentaires pour constituer en Europe la grande
source de diffusion d'informations biologiques.
A
cette occasion, une visite du site de l'Académie
chinoise des sciences permet d'avoir un aperçu de l'évolution rapide
de la Chine dans le domaine scientifique.
GoPubMed
- GoPubMed permet, selon ses
promoteurs, non seulement d'effectuer des recherches et de trouver
des documents, mais aussi de répondre à des questions portant sur la
base de données sous-jacente.
Dans un moteur
de recherche classique une requête portant sur un objet spécifique
générera une sélection de pages contenant les termes recherchés.
GoPubMed procéde quant à lui en croisant les termes de la requête et
leur contexte d'utilisation général.
GoPubMed
commercialisé par la société Transinsight, s'adresse aux
spécialistes du domaine biomédical, La société Transinsight est une
émanation du projet Biogrid, coopération entre l'institut
universitaire de technologie de Dresde (Allemagne) la société
néerlandaise Zoorobotics B.V., la City University de Londres et le
Conseil britannique de la recherche médicale (Medical Research
Counciï), et l'université de Chypre.
Le projet
Biogrid était conçu pour classer et archiver l'information non
structurée dans une grille de connaissances, de manière à en
simplifier l'accès ultérieur. La fonction de recherche ne se borne
pas à renvoyer une série de pages contenant les termes recherchés,
mais permet de répondre à des questions spécifiques
La base de
données PubMed contient actuellement 15 millions de publications
dans le domaine du biomédical qui doivent être évaluées par les
groupes de chercheurs.
Adresses Internet
Académie chinoise des sciences
english.cas.ac.cn/eng2003/page/res_link/res_link.asp
Ø ArrayExpress
www.ebi.ac.uk/arrayexpress
Ø CiteXplore
www.ebi.ac.uk/citexplore
Ø EBI
www.ebi.ac.uk
Ø EMBL
www.ebi.ac.uk/embl
Ø Gopubmed
www.gopubmed.org/
Ø
OEB
www.european-patent-office.org/index.fr.php
Ø PubMed
Central
www.pubmedcentral.nih.gov
Ø UniProt
www.uniprot.org/
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Observatoire des Résidus des Pesticides |
Site hébergé et
administré par l'AFSSET
http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr/ |
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Une nouvelle publication "Nanotoxicology" |
Un revue consacrée
entièrement à la publication de la recherche qui aborde les
interactions potentiellement toxiques entre les nanostructures et la
matière vivante.
Le journal a un horizon
éditorial et une compétence pluridisciplinaires.
Outre la toxicologie qui
traite des risques, cette publication vise également à inclure les
études qui augmentent la sûreté pendant la production, l'utilisation
et l'élimination des nanomateriaux.
Le journal comportera des
rubriques concernant la toxicologie, l'évaluation des risques,
l'écotoxologie, la science des matériaux et la Nano-médecine.
Pour plus d'information:
http://www.tandf.co.uk/journals/authors/tnanauth.asp |
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Potentiel cancérogène des nitrates, nitrites et
des toxines peptidiques de cyanobactéries |
Monographie de l'IARC -
Centre International de Recherche sur le Cancer (1)
Y. Grosse, R. Baan, K.
Straif, B. Secretan, F. El Ghissassi, V. Cogliano
http://monographs.iarc.fr
En juin 2006, dix neuf
scientifiques de huit pays se sont réunis au Centre International de
Recherche sur le Cancer (IARC) à Lyon afin d'évaluer la
cancérogénicité des nitrates et nitrites ingérés ainsi que des
toxines peptidiques de cyanobactéries: la microcystine-LR et les
nodularines. Ces agents environnementaux sont liés à l'écoulement
des engrais agricoles qui augmentent les concentrations en azote des
eaux de surface et des eaux souterraines, et pourraient contribuer
au développement de cyanobactéries dans les plans d'eau. Les
résultats des évaluations constitueront le volume 94 des
Monographies de l'IARC (1). |
 |
Les
Centres anti-poisons en France |
En
France, les Centres anti-poisons sont des structures implantées dans
les centres hospitalo-universitaires.
Ils
ont deux grandes missions :
- le
traitement des situations d'urgence par une contribution à la prise
en charge des urgences toxicologiques en donnant des avis et
conseils pour le diagnostic, le pronostic et le traitement des
intoxications aiguës volontaires ou accidentelles .
- la
toxicovigilance avec le recueil des situations de pollution ou des
cas d'intoxications aiguës ou chroniques avec des produits à usage
agricole, alimentaire, cosmétique, industriel, ménager,
pharmaceutique ... .
N°
de téléphone des principaux centres antipoison
|
|
Angers |
02 41 48 21
21 |
|
Bordeaux |
05 56 96 40
80 |
|
Grenoble |
04 76 42 42
42 |
|
Lille |
03 20 54 55
56 |
|
Lyon |
04 72 11 69
90 |
|
Marseille |
04 91 75 25 25 |
|
Nancy |
03 83 32 36 36 |
|
Paris |
01 40 37 04 04 |
|
Reims |
03 26 86 26
86 |
|
Rennes |
02 99 59 22
22 |
|
Rouen |
02 35 88 40
00 |
|
Strasbourg |
03 88 37 37
37 |
|
Toulouse |
05 61 49 33
33 |
|
|